Dominatrice Paris

I

J’ai envie de changer un peu de tenue ce soir. Qui a dit qu’une dominatrice devait tout le temps être en noir ? Pour cette séance, je vais tenter le look babydoll, Brigitte Bardot, me voilà.

J’enfile un ensemble Chantal Thomas blanc à nœuds en satin, des bas transparents, mes ongles sont roses, j’ai un maquillage digne de Disney et pour mettre un point final à cette tenue, des escarpins à plateforme vertigineuse, rose chromé. Je règle ma lampe sur l’atmosphère « bonbon » et allume ma playlist de blues, comme d’habitude. Là-dessus, pas d’exception à la règle.

Je me dis que ce look de poupée Barbie va lui plaire, lui qui a si souvent l’habitude de me voir en femme fatale. Et puis c’est moi qui décide. C’est Mimine, en tant que dominatrice parisienne, je prends son dressage très à cœur. 

Je choisis donc ce soir de jouer l’intimité, c’est une pratique que je connais bien. Cela fait plusieurs fois que je vois Mimine et à chaque fois, nos jeux ont été une réussite, notre complicité grandit. C’est aussi pour cela que je veux lui faire un cadeau, c’est notre troisième séance, et je sais qu’il aime l’uro.

Avant qu’il arrive, je peaufine les derniers détails de ma séance. Je prépare mon donjon, j’enduis mon corps d’une crème hydratante très parfumée – en insistant sur les fesses, puisqu’il les aura sur sa tête une bonne partie du jeu – et dispose son collier en évidence sur la table. La médaille tinte de manière sonore sur le marbre de la table basse « Mimine, propriété de Maitresse Isadora». Il sonne à la porte. J’ouvre et le fais rentrer rapidement. C’est à genoux qu’il me baise la main, un esclave ne doit jamais être au-dessus de sa Domina, puis se penche pour embrasser mes pieds : « Bonsoir Maîtresse, c’est un bonheur de vous voir. Voici mon offrande et une bouteille de vin, un Pauillac, Château la Tour L’Aspic, j’espère qu’elle vous plaira. » D’un hochement de tête je lui exprime ma satisfaction puis retourne m’asseoir au salon le temps d’être servie. Mon esclave doit être nu, il le sait, et c’est donc ainsi qu’il me sert mon verre de vin – il en apporte deux, mais ne me sert que moi. Son sexe est encagé, comme le souhaite sa Maîtresse, et il me donne la clé, minuscule, dont je serai la gardienne toute la soirée.

Le vin est très bon, et pendant que l’on discute je lui ordonne, toujours assis sur le sol, de venir se mettre dos à moi, entre mes jambes. Assise confortablement, je passe mes jambes par-dessus ses épaules et encadre son cou de mes cuisses, mes escarpins reposant sur son torse. Je le sens frémir. Est-ce parce que j’écorche quelque peu sa peau de mes talons ou parce que leur vue lui cause déjà un trouble tangible ? Quoi qu’il en soit, j’aime sentir sa peau chaude contre mes cuisses et savoir qu’une telle proximité le met en émoi.

-As-tu deviné le thème de la séance d’aujourd’hui Mimine ?

-Non Maîtresse. Vous savez toujours me surprendre.

-Donne-moi ton collier, que je te le mette.

-Bien ma Reine.

-Lève-toi.

Il se retourne, son sexe me fait face. Je m’empare de la petite clé et ouvre le cadenas de la cage de chasteté. La coque se détache de l’anneau, je la fais glisser, la pose, puis ôte l’anneau qui entoure l’intégralité du sexe. Mimine n’a pas l’habitude d’être décagé pendant les jeux, car Maîtresse met un point tout particulier à contrôler son plaisir. Mais, j’ai envie de m’amuser un peu. Après être passé au donjon, je lui ordonne de s’allonger par terre sur le dos. Son sexe nu de toute entrave est bien trop attrayant pour moi. J’y pose le plat de ma chaussure et appuie. Sous la pression que j’exerce, la peau des couilles se tend, devient rouge, le pénis cède très facilement sous mon poids. Mimine étouffe un geignement : « Tais-toi ! Quelle petite nature, je n’ai encore rien fait ». J’avance mon pied sur son aisne, ce qui me permet d’enfoncer mon talon dans son testicule gauche. Quelle sensation agréable. J’aime préparer mes soumis par du CBT, je suis comme un chat gardant et torturant entre ses pattes une petite souris. Mon soumis attend désespérément l’instant où je me lasserai de ce petit jeu.

« Passe sur la bâche »

Je le quitte quelques instants, le temps de remplir un verre de champagne de mon urine. Je reviens le verre à la main, il aperçoit la couleur dorée du liquide et comprend. Ses yeux pâlissent d’envie. Je choisis d’être plus proche de lui. Je m’assois en amazone sur son ventre, son sexe en érection se dresse le long de mon dos. Je le fixe des yeux puis d’un geste très lent, fais basculer la coupe. Le liquide s’écoule, chaud, sur son torse, lui éclabousse le visage.

« Merci Maîtresse »

Je m’arrête bien vite car il ne faudrait pas gâcher ce précieux breuvage et je sens mon esclave reconnaissant de ce geste. C’est en effet un privilège qu’il attend, de pouvoir goûter à mon Champagne. Alors qu’il ne reste qu’un tiers de la coupe, je l’approche un peu plus de sa bouche qu’il ouvre immédiatement, espérant n’en pas perdre une goutte ; mais me ravise bien vite et verse la totalité du contenu juste au-dessous de ses lèvres. Mimine se tord, essayant de récupérer un temps soit peu du breuvage mais trop tard, l’urine chaude lui coule désormais sur tout le corps et je crois percevoir un regard réprobateur lorsqu’il se replace.

  • Tu pensais que j’allais te laisser boire de mon Champagne, sombre ver ?
  • Non Maîtresse, excusez-moi ma Reine.
  • Un tel honneur se mérite, et je compte bien te mettre à l’épreuve pour m’assurer que tu en es digne.
  • Je ne vous décevrai pas ma Reine.

Toujours assise sur son ventre, je passe les mains sur son torse plein de mon urine et le masse avec, l’étale, lentement, remonte doucement sur son cou que j’enserre d’une poigne ferme. Il trésaille.

-Est-ce que je peux te faire confiance, chien ?

– Bien-sûr Maîtresse, jamais je ne pourrais vous décevoir. Vous avez mon entière dévotion.

-Alors ferme les yeux et surtout, ne les ouvre pas.

Je me relève, fais glisser mon string le long de mes jambes, le fais tomber à mes pieds. Mon sexe est nu, je n’ai plus maintenant que le porte-jarretelles qui l’habille. Mes talons résonnent fortement sur le sol alors que j’encadre sa tête de mes pieds. Je l’observe. Il a le souffle court, il transpire. Ses yeux sont scellés, il sait que je me tiens au-dessus de lui et il sait que ce serait sacrilège d’oser regarder l’intimité de sa Maîtresse. Je m’agenouille, je sens maintenant son souffle haletant sur mes lèvres… Je me laisse tomber, de tout mon poids. Mes fesses avalent son visage, mon sexe se colle à sa bouche, je sais qu’ainsi il ne peut pas respirer mais j’attends. Il mourrait pour pouvoir profiter ne serait-ce qu’une seconde de plus de ce contact. Il ne bougera pas. Je reste, mon corps se relâche. Il n’est qu’un meuble pour moi. De la même manière que l’on ne s’inquiète pas du sort de la chaise sur laquelle on s’assoit, je n’ai que faire de ce siège-là. Je reste.

Seulement quand je vois ses doigts commencer à trembler, je me relève. Dans une grande aspiration il reprend son souffle.

« Merci Maîtresse »

Je lui laisse quelques secondes de répit pendant lesquelles je m’étire. Maîtresse a envie de se faire plaisir. Je bascule mon con sur sa bouche ouverte, il sait ce que cela signifie et me lèche, sa langue me parcourt avec application. Il sait qu’il doit me satisfaire. Ses efforts commencent à payer, je sens le plaisir monter, mais alors qu’il croit être un peu trop maitre du jeu, je me penche et, toutes griffes sorties, agrippe fermement ses testicules et y plante mes ongles. Il laisse échapper un cri.

« Maîtresse, pitié, vous savez que je suis très sensible des parties »

Je ressers encore davantage mon étreinte.

« Et tu crois que j’en ai quelque chose à faire ? »

Je les tords et les presse. Son sexe dur ramollit sous l’effet de la douleur. Satisfaite, je relâche ma prise et lui offre à nouveau mon clitoris. Alors qu’il s’en occupe avec tout autant d’application, me faisant défaillir, j’inonde son visage de cyprine, qu’il sent même les yeux fermés. A ce contact tiède et huileux, son sexe se redurcit. Alors, au bord du plaisir, je sais que c’est le moment pour moi de déverser mon urine dans sa bouche. Je détends mes muscles et bientôt, un fluide chaud s’échappe de mon sexe qu’il avale goulûment. Collant ses lèvres à mes parties, il n’en perd pas une goutte. Voir son sexe si dure me réjouis. Je l’autorise à se masturber. Il empoigne alors son membre et après quelques vigoureux mouvements de poignet, laisse échapper son sperme qui jaillit partout sur son ventre, devant moi.

Etourdie, je m’assois au-dessus de sa tête, mes jambes encadrant toujours son visage. Je l’autorise alors à ouvrir les yeux. C’est un moment unique que celui-ci, celui de voir le regard de son soumis, heureux et rempli de gratitude. Pendant ce court instant, je ne suis peut-être plus tout à fait sa Maîtresse parisienne, mais une femme avec qui il a pu faire tomber toutes ses barrières. Cependant, je me reprends bien vite. 

« Nettoie tout ce foutoir, à mon retour, je ne veux plus rien voir qui traîne »