humiliation publique

Dominatrice Paris

I

-Est-ce que tu es contre l’humiliation publique ?

Non

Je suis assise à la terrasse d’un restaurant, il fait beau. Il m’a laissé m’asseoir face à la rue pour que je puisse profiter de la vue. Je suis chaussée de hauts talons aiguilles et je n’hésite pas à lui faire négligemment du pied pour le faire frémir. La serveuse arrive, le mouvement est rapide, elle pose des cacahuètes sur la table. D’un revers de main je renverse la coupelle. Un geste maladroit que personne ne remarque pour l’instant. L’apéritif s’étale sur le bitume.

Ramasse-les. Mets-toi à quatre pates et ramasse-les une par une.

-Bien Maîtresse

La position de mon soumis commence à attirer des regards circonspects. Je le frappe de mon pied gauche car je trouve qu’il ne va pas assez vite.

Incapable.

-Pardon Ma Reine

Il se rassoit, écarlate et un peu essoufflé, l’œil brillant.

T’ai-je autorisé à te rassoir ?

-Non Maîtresse

Excuse-toi pour avoir pris cette liberté.

-Pardon Maîtresse, je suis votre dévoué

Tu seras puni pour ça.

-Oui Déesse.

Nous avons commandé deux verres de vin blanc. Le silence règne pendant qu’un jeune homme nous serre je le fixe du regard. Il sait très bien ce que je vais faire. Il en pâlit d’avance. Avant qu’il ne saisisse son verre pour goûter le vin, je le dérobe et crache dedans, puis le repose devant lui, sous le regard médusé du serveur. Je n’ai rien à ajouter. C’est un cadeau que je lui fais. Il avale le verre d’un trait.

C’est parfait merci, dis-je au serveur.

 

Que désires-tu manger esclave ?

-Je l’ignore maîtresse

Oui, tu l’ignores parce que tu es un chien, et un chien n’a pas à décider de ce qu’il mange.

-C’est vrai ma reine, je ne suis qu’un sale chien.

-Oh oui, et tu prendras ce que je te choisirai et tu ne mangeras que quand je l’aurai décidé.

Les regards des gens commencent à devenir plus insistants. Je commande nos deux repas et nous reprenons notre conversation le temps d’un instant.

La serveuse arrive et dépose les assiettes.

-Madame, pardonnez-moi, ne trouvez-vous pas qu’il a une gueule de pute ?

-Pardon ?

-L’homme assis en face de moi, n’a-t-il pas une petite gueule de pute ?

-Je… euh

Je regarde mon esclave dans les yeux.

-Vas-y, dis-le que tu as une gueule de pute.

– (la serveuse) Non Madame… Arrêtez.

-J’ai une gueule de pute

-Pardon ? Je n’ai rien entendu, chien, plus fort.

-J’ai une gueule de pute, Maîtresse

Silence

Tu as traité la serveuse de pute ?

Regards abasourdis

Je le gifle violemment. La serveuse est choquée.

Excuse-toi, chien.

-Pardon Madame